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Comment se déroule un entretien d'embauche ?
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 No 29 avril 2009, Vie pratique

Le premier entretien avec un employeur potentiel est une phase décisive dans le processus de recrutement. Le candidat devra sortir de l'entretien en sachant si le poste offert correspond à ses attentes. De son côté, l'employeur aura recueilli toutes les informations qui lui sont nécessaires pour prendre sa décision. Il est primordial de garder son calme et sa sérénité, d'autant plus que ce ne sera pas une catastrophe si cet emploi n'est pas décroché.
Plusieurs facteurs vont influencer le déroulement de l'entretien. Le ton du candidat et son « langage corporel » en disent long sur ses compétences pour remplir l'emploi proposé et sa capacité à intégrer la société. L'essentiel est de garder son sang-froid et de faire preuve d'une bonne dose d'assurance personnelle. Si l'employeur accueille le candidat en tendant la main, il faut la lui serrer cordialement, sans plus ; généralement, un patron israélien n'a pas l'habitude de serrer la main de ses employés, il se contente souvent d'un vague « chalom ». Il faut s'asseoir normalement sur la chaise qui est offerte, ne pas se balancer en arrière et éviter des gestes des mains trop brusques. Un patron va tenter de décrypter du langage corporel du candidat, sa qualité d'écoute, sa façon de communiquer, son contrôle de soi et les signes d'intérêt pour le poste proposé. Il est préférable d'éteindre son téléphone portable dès l'arrivée dans la salle d'attente. Cela évitera les sonneries intempestives avant et pendant l'entretien.
En Israël, le style de l'entretien pourra paraître familier, il ne faut pas s'en offusquer. Certains patrons offriront une boisson au candidat, d'autres pourront interrompre l'entretien pour répondre sans gêne au téléphone, même lorsqu'il s'agit d'une conversation personnelle. L'employeur peut aussi interroger le candidat sur son conjoint et ses enfants ; il faut toujours répondre poliment, tout en gardant une certaine distance. Le candidat n'est pas obligé de tout raconter sur sa vie personnelle, mais il faut éviter de mentir car les déclarations sont vérifiables et un mensonge ferait perdre la crédibilité du candidat.
Nous avons regroupé ci-dessous les questions les plus fréquentes dans les entretiens d'embauche et quelques propositions de réponses :
 "Parlez-moi de vous"
Il ne faut pas se perdre en bavardage. Le mieux est de se baser sur le CV (profession, formation, emplois antérieurs) en mettant en valeur les expériences qui sont compatibles avec le poste convoité.
 "Quels sont vos qualités et vos défauts ?"
Il est souhaitable de citer trois ou quatre points forts tout en les rattachant à l'entreprise et au poste convoité, mais en évitant de se vanter. Un candidat ne doit jamais dire qu'il n'a pas de défauts. On peut présenter un point faible qui est aussi une qualité, comme un excès de perfectionnisme au travail, ou avouer un manque de compétences qui peut être aisément comblé.
 « Pourquoi avez-vous quitté votre emploi actuel ? »
Si la raison principale est l'Alya du candidat, la réponse est facile. Si le candidat a déjà exercé un emploi en Israël, il faudra mettre l'accent sur la volonté d'évoluer plus rapidement, de multiplier les expériences.
 « Quelles impressions retirerez-vous de votre dernier employeur ? »
Si le dernier emploi du candidat était en Israël, la question paraîtra gênante car l'intervieweur pourra poser la question inverse à son dernier employeur. Il vaut mieux s'en tenir à une réponse générale en précisant que c'est une entreprise qui permet d'acquérir une expérience enrichissante et qui offre de bonnes conditions de travail.
 « Quels aspects de votre dernier poste avez-vous aimés et lesquels avez-vous appréciés le moins ? »
La question peut paraître gênante mais il faut y répondre franchement sans tomber dans la critique facile. Comme points positifs, on peut mentionner le travail d'équipe, les bonnes relations de travail. Comme aspects négatifs, on peut citer le manque de possibilité d'avancement ou des processus de décision trop longs.
 « Que connaissez-vous de notre société ? »
C'est le moment de se souvenir des informations collectées sur Internet, dans la presse ou auprès de collègues. En se montrant bien informé, le candidat donnera l'impression de sérieux et de compétence.
 « Qu'est-ce qui vous attire le plus dans l'emploi proposé ? »
Il faut mentionner deux ou trois aspects qui paraissent les plus attrayants comme les possibilités d'évolution et d'épanouissement, les conditions de travail ou les enjeux de carrière.
 « Pourquoi devrions-nous vous embaucher ? »
Il faut mettre l'accent sur la contribution du candidat au développement de la société, notamment par ses aptitudes, ses compétences et ses expériences antérieures.
Vers la fin de l'entretien, l'employeur demandera au candidat s'il a des questions à poser. C'est le moment de sortir la liste préparée à l'avance et de vérifier rapidement si tous les sujets ont été abordés. Si ce n'est pas le cas, le candidat peut demander des précisions sur les opportunités d'avancement, le processus de décision dans l'entreprise, la hiérarchie ; il est préférable de laisser les questions sur le salaire et les conditions de travail pour la fin de l'entretien.
Il faut laisser l'employeur conclure l'entretien. En raccompagnant le candidat vers la sortie, certains lui demanderont ses impressions sur le poste proposé. Il faut toujours répondre calmement, sans euphorie particulière (si le poste est attrayant), ni déception trop visible (si le poste n'est pas intéressant). L'essentiel est de laisser une bonne impression à l'employeur potentiel, quelle que soit sa décision définitive. En sortant de l'entretien, le candidat doit s'assurer qu’il le contactera, quand et comment. Il faut donc noter soigneusement les coordonnées de celui qui sera le contact dans l'entreprise. Un candidat qui sort de l'entretien sans demander quelle sera la suite du processus d'embauche risque de ne pas laisser une bonne impression.
Comment réagir à la décision de l'employeur ?
Une fois l'entretien terminé, l'employeur peut demander quelques jours de réflexion. Il va devoir prendre sa décision en se basant sur plusieurs critères, notamment si le candidat est un nouvel immigrant : le niveau de l'hébreu et sa motivation à l'améliorer, l'expérience professionnelle, la formation et les diplômes, la personnalité du candidat et son adaptation à la culture de l'entreprise, l'impression générale qu'a laissée le candidat, en particulier ses capacités à surmonter les difficultés de l'intégration en Israël. Ces critères permettront à l'employeur israélien de comparer le candidat nouvel immigrant à d'autres candidats qui ont postulé au même poste, ce qui peut nécessiter un temps plus ou moins long.
Le candidat est en droit de relancer son interlocuteur si ce dernier ne l'a pas rappelé. Eventuellement, il peut demander un second rendez-vous pour prouver sa motivation. Pendant cette période d'attente, il faut continuer à postuler à d'autres postes vacants. Il serait dommage de perdre une ou deux semaines à attendre la réponse d'un employeur qui pourrait être négative. Il faut aussi se préparer psychologiquement à un refus ; un candidat à l'emploi ne doit jamais renoncer après un échec, bien au contraire. Il faut en tirer les enseignements pour les prochaines candidatures.
Lorsque l'employeur offre le poste à un candidat, ce dernier n'est pas obligé d'accepter tout de suite. Un employeur comprendra qu'un candidat demande un délai de réflexion, à condition qu'il ne dépasse pas quelques jours ou une semaine. Dans tous les cas, il faut donner sa réponse à la date convenue.
Dans le meilleur des cas, le candidat devra choisir entre deux ou plusieurs offres qu'il a reçues simultanément. Il peut expliquer à un employeur potentiel qu'il a obtenu une autre proposition, mais il doit éviter de lui révéler la proposition de salaire qui a été faite par son concurrent. Les offres de travail devront être examinées selon les critères qui sont importants pour le candidat, et triées en conséquence. Les critères peuvent être relatifs au salaire, aux conditions de travail, au lieu de travail, à la taille de l'entreprise, au secteur d'activité, au sérieux de l'employeur et aux opportunités d'avancement professionnel.
Si le candidat doit refuser des offres qui lui sont faites, il est recommandé de faire preuve de diplomatie pour rester en bonne relation avec l'entreprise. Le candidat peut ainsi se tisser un réseau de relations, recommander un ami qui cherche le même type d'emploi et, éventuellement, refaire appel à l'entreprise un peu plus tard.