No 336 4 Kislev 5775 Mercredi 26 Novembre 2014 Parachat Toldot
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L'ambassadeur de France rend visite à la famille Ben Ichay
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 No 16 mars 2011, Drame


L'ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, s'est rendu lundi au domicile de la famille Ben Ichaï, pour lui présenter ses sincères condoléances, en son nom et au nom du gouvernement et du peuple français. L'ambassadeur a confié à Hamodia que cette visite chez le rav Yéhouda Ben Ichaï l'avait « profondément marqué et bouleversé » : « J'ai rencontré un homme empli de force, de dignité, de noblesse et de courage, qui m'a ému et touché. Le rabbin Ben Ichaï n'est mû par aucun esprit de vengeance, mais plutôt par son combat pour la vie. Il est empli de valeurs humaines et j'estime que c'est un homme qui mérite d'être connu et reconnu ».
M. Bigot a présenté ses condoléances au nom du Président de la République française, du ministre des Affaires étrangères et a souligné à la famille Ben Ichaï à quel point cette tragédie avait ému les Français d'Israël. « J'ai voulu témoigner au rabbin Ben Ichaï, à son épouse, Taly et aux trois petits enfants qui sont encore en vie mon empathie. La barbarie et la violence d’un acte aussi abject dépassent l’entendement, et je m’identifie profondément à la souffrance de M. et Mme Ben Ichaï en tant que père et grand-père qui a perdu ce qui est le plus précieux pour lui », a affirmé M. Bigot, avant de conclure : « Je me souviendrai très longtemps de ce moment passé aux côtés du rabbin Ben Ichaï et j'ai la ferme intention de le rencontrer à nouveau dans de meilleures circonstances ». Il s'avère que Le rav Bénichaï a profondément touché l'ambassadeur lorsqu'il lui a déclaré: « Nous avons été éduqués dans le respect d'autrui, de toutes les créatures. L'homme crée à l'image de Dieu doit respecter la vie. Notre terre est une terre de vie, notre Torah une torah de vie. Nos enfants sont allés construire et donner la vie sans porter atteinte à qui que ce soit, dans des endroits où il n'y avait rien. Ils sont construit des maisons, planté des arbres, crée des jardins d'enfants.
Ce peuple revient sur sa terre pour arroser des arbres et on nous oblige à les arroser du sang de nos enfants. Le monde est assailli de mensonges, il faut être courageux pour être porteur de vérité. Les mots Liberté, égalité et fraternité ne sont pas que des mots, il faut se battre pour les valeurs justes.
Je n'ai pas de vengeance dans mon cœur, je me bats pour la vie. Les vrais hommes qui restent dans l'histoire sont ceux qui ont le courage de se battre pour les valeurs morales. Le bien finira par triompher ».

Les Juifs de France horrifiés
L’annonce de l'assassinat sauvage des cinq membres de la famille Fogel a provoqué la consternation de la communauté juive de France. Une consternation doublée d'une profonde peine lorsque l'on a appris que ce drame touchait de plein fouet la famille du rav Yéhouda Ben Ichaї qui est d'origine française et qui enseigne régulièrement en France, en particulier dans le cadre du Centre Communautaire de Paris. Dimanche, une cérémonie de prière et de recueillement s'est tenue en la grande synagogue de la Victoire en introduction d'un cours magistral donné par le rav Adin Steinzaltz. Évoquant « l’ignoble massacre », le président des Consistoires Joël Mergui a rappelé que « c'est l'ensemble du peuple juif où qu'il se trouve qui est atteint dans sa chair et qui pleure ces nouveaux martyrs de la folie bestiale de ceux qui veulent en finir avec l'État d'Israël. Le grand rabbin de France Gilles Bernheim a affirmé que ses pensées allaient vers le rav ben Ichaї et sa famille: "Le rav Ben Ichaï nous est proche parce qu'il enseigne une Torah de vie, qui n'est pas celle de l'exil mais celle de la Terre d'Israël".
Au même moment 200 à 300 personnes se réunissaient à proximité de l’ambassade d’Israël, à Paris, à l’appel de Jean Marc Moscowicz, le directeur du site internet Europe-israel.org. En présence de Méïr Habib, le vice-président du CRIF, de Gil Taïeb, vice-président du FSJU et de Gladys Tibi, la présidente du LIBI, les manifestants ont tenu à marquer leur solidarité indignation face au carnage d’Itamar : Une « action innommable », comme l’a rappelé le CRIF dans un communiqué accusateur dans lequel il met en cause « la faiblesse et l’ambigüité des réactions de l’Autorité Palestinienne », et « le soutien apporté par le Hamas à cette action innommable » : « Le CRIF est enfin scandalisé par les nombreux commentaires qui, en utilisant les termes de « cinq colons », alors que trois sont des enfants dont un bébé de trois mois, ont pour effet de déshumaniser les victimes et de donner des explications, voire des justifications, à ces assassinats particulièrement bestiaux ».
Il convient de déplorer que si la communauté juive s'est mobilisée, la presse et les médias généralistes français ont presque fait silence sur le massacre d'Itamar s'exprimant parfois sur un ton méprisant envers "les cinq colons assassinés" .